Compagnie des Longs Marcheurs

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 Tente n°4

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Eli
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MessageSujet: Tente n°4   Sam 18 Juil - 13:36

La quatrième tente des occupée par :
- Hildir Cruellemer, premier lit à droite en entrant
- Shade Sajira, premier lit en entrant à gauche
- Oroosé, lit au fond à gauche
- Orsä, lit au centre à gauche
- Shaëlym, lit au fond à droite
- Places disponibles : 2


Dernière édition par Capitaine Cruellemer le Dim 16 Aoû - 11:38, édité 4 fois
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Eli
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MessageSujet: Re: Tente n°4   Sam 18 Juil - 13:38

Depuis deux jours, le lit du Capitaine demeure vide et ses affaires ont été emportées.
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Eli
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MessageSujet: Re: Tente n°4   Lun 20 Juil - 13:42

Les affaires de la Capitaine ont repris place dans la tente. Un tonneau a été calé dans le font contre la paroi de la falaise et une caisse d'ananas géant est également visible.
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Öoresé

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MessageSujet: Re: Tente n°4   Mer 29 Juil - 16:33

La petite syvlarie s'avance à la suite de Fuaimniù visitant les tentes jusqu'à la dernière. Puis après une brève réflexion elle se dirige vers la tente la moins peuplée pour déposer son imposant sac en lianes tressées sur le lit le plus isolé et proche de la sortie.

Avec un soin méticuleux elle range ses affaires dans le coin qu'elle s'est attribué.
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Fuaimniù

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MessageSujet: Re: Tente n°4   Sam 1 Aoû - 16:04

Un sac sera déposé à l'entrée de la tente. Le sac en cuir comprends une petite note accrochée: pour Ooresé.
A l'intérieur du sac se trouve un équipement de qualité, des vêtements adaptés à la vie au front.
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Eli
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MessageSujet: Re: Tente n°4   Sam 1 Aoû - 18:57

Hildir aura passé sa fin de journée à consulter des cartes en marmonnant sur son lit avant de rejoindre la cantine.
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Shaëlym

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MessageSujet: Re: Tente n°4   Dim 16 Aoû - 11:11

Assise sur son gros sac les bras croisés, la sylvari observe d'un air songeur les tentes 4 et 5. Elle sifflote, tout en tapotant du bout des ongles l'écorce de son avant bras. Au bout d'un moment, elle s'étire longuement puis glisse une main dans l'une des nombreuses poches de son volumineux bagage.

Elle en extirpe une pièce d'argent qu'elle lance au dessus de sa tête.


- Pile la 4, face la 5.

Elle rattrape la monnaie à la volée puis la plaque sur le dos de sa main. Elle soupire, hausse les épaules.

- Après tout l'une ou l'autre.. le bruit et la poussière sont les mêmes.

Elle écarte les pans protégeant l'intérieur de la tente 4, étudie l'ensemble dans la pénombre puis se dirige vers le lit du fond à droite. Elle dépose son bardas avant de ressortir.
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Orsa

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MessageSujet: Re: Tente n°4   Mar 1 Sep - 10:27

Citation :
A côté du lit de la syvlarie, il y avait des notes. Une période où Orsa aimait écouter les récits des gens mais aussi garder une trace écrite, une période où elle ne devait pas constamment se battre pour la Tyrie. Des notes d'histoires qui l'avait marquée, elle pouvait partager ces récits à tous les curieux. La sylvarie les mettait toutefois en garde, il n'y avait pas que de belles histoires qui faisaient rêver. Ses notes gardaient des témoignages différents, certains contenaient ce qu'il y avait de plus terrible en ce monde. Orsa avait essayé de les raconter aussi fidèlement, sa plume n'était pas exceptionnelle mais au moins, elle ne les oubliait pas.

Premières pages, « la gloire de la troupe d'amdouat » récit d'une troupe charr… Témoignage des charrs Thalo et Eliante ainsi que d'un rapport à la citadelle noire.

La terre remuait alors que le sol grondait.  La fureur de la légion de Fer frappait violemment l'endroit, labourant une roche brûlante, des collines et plaines noires. Une odeur de cendre persistait sous le vacarme incessant des explosions d'obus. Cela sifflait sans cesse, comme une tempête infernale, semant la destruction à un rythme acharné et interminable.

Les secondes s'écoulaient, il fallait vérifier son équipement. Beaucoup de charrs contemplaient le carnage à l'horizon mais l'ordre de mouvement avait été donné. Aucun signe de l'ennemi, on informait les supérieurs qu'il avait reculé de bien plus loin qu'ils l'espéraient. La manœuvre devait alors se réaliser sans incident, toutes les troupes allaient avancer.

Haupt patientait pour bouger la sienne, ses trois mortiers restaient en arrière. Il remplissait sa pipe, le regard concentré vers le Feu-de-Bael qu'on voyait au loin. Ses charrs démontaient les mortiers et se préparaient à se déplacer en vitesse. Pas un mot cependant, seul l'incessant tumulte du barrage d'artillerie hurlait au loin. Le légionnaire vérifia un instant l'état de sa troupe, il poussa un ricanement, indication qu'il déplorait un manque d'enthousiasme.


« Vous avez la trouille ? Avec ce qu'on leur balance, c'est dire s'il nous en restera assez pour utiliser les mortiers. Je vous préviens, la position que nous devons tenir sera trop loin de l'ennemi pour que je leur tire dessus. Alors le premier qui commence à chouiner servira d'exemple. »

Il lança un regard assassin à l'un des servants de mortier, Thalo probablement. Celui là passait beaucoup trop de temps à rêvasser et n'aspirait clairement pas à mourir honorablement. Sauf que ce jour là,  personne n'était tranquille. La montée de Flambecoeur, un front où la guerre s'évissait sous son visage le plus moderne, les violences des bombardements, l'intensité des combats, on pouvait très vite finir comme une carcasse ensevelie dans la terre volcanique, une mort anonyme pour des pertes qu'on ne pouvait estimer précisément. De plus, Les rumeurs que les flammeux bénéficiaient à présent des technologies draguerres avaient porté un sérieux coup au moral. Face à la mort qui semble irrationnelle par son intensité et la sauvagerie des combats, on se raccroche à explications irrationnelles, certains affirment que les autochtones locaux comme les grawls placent des explosifs sur le chemin des légions. Il y avait eu des bavures.


« Troupe, Avec moi ! Nous nous couvrirons de gloire, pour le Fer ! »

...

Plusieurs heures passèrent, le bombardement avait cessé et on entendait plus que le bruit des soldats qui progressaient dans ce paysage meurtri. Alors que la troupe de Haupt avait atteint son objectif, tous entendirent un sifflement terrifiant.

« Ce bruit... »

« Des mortiers draguerres ! A couvert ! »


La furie de l’artillerie était froide, mécanique, mais son intention était personnelle. La troupe dut alors  connaître ce qu'elle avait toujours fait subir à son ennemi. Quand les charrs se retrouvèrent  sous son feu, chaque soldat se sentit comme la seule cible. Tout ce venin hurlant et aigu fut dirigé sur leur propre personne et sur personne d’autre. Ils se recroquevillèrent dans des troux dans la terre, se faisant aussi petits qu'ils le pouvaient et ils raidirent tous leurs muscles dans une tentative pitoyable de défier les dents déchiquetées et brûlantes des shrapnels. Inconsciemment, ils se lovaient en position fœtale. Cet instinct de défense du site de la procréation contre les forces de l’anéantissement était universel. Aucune armure ne protégeait, les obus bruyants qui mettaient un long moment à toucher le sol ne se montraient  pas les plus dangereux, ceux là allaient s'écraser loin. Ceux qui semèrent la mort, sans prévenir,  étaient ceux qui émettaient un sifflement d'une seconde à peine, un bruit qui frappait les oreilles comme un insecte.
Eliante serrait le bipied du mortier contre elle. Il fallait tenir dans un délais qui lui apparaissait interminable. Le légionnaire ne disait rien, elle ne pouvait ni le voir ni l'entendre.


...

Silence glacial. La servante de mortier ouvrit les yeux, elle était entière. Peu à peu, ses sœurs et frères d'armes relevaient la tête. Eliante ne bougea pas, mais elle put entendre quelques murmures non loin.

« La légion de la flamme mobilise ses troupes, elle fonce droit sur nos positions ! »

« Combien de pertes ? »

« Je l'ignore... J'ai une réponse de tous les légionnaires mais on a pas encore réussi à rassembler tout le monde. Nous sommes prêts à les recevoir mais l'ordre d'un silence total a été donné. Ils doivent croire que nous avons été balayé par leur frappe et que nous avons sonné la retraite. »

« Avons-nous un appui ? Des renforts ? »

« Une colonne de blindées devait nous rejoindre mais nous sommes sans nouvelle. »

« Bien, pas de repli. Ils viendront. Nous allons tenir la ligne, dites à tout le monde de se tenir prêt et de ne tirer que sur mon ordre. »

«  A vos ordres centurion ! »

Haupt se laissa glisser sur la pente  pour faire face à sa troupe.

« Installez les mortiers et soyez prêts à faire feu. Tout le monde est entier ? Des blessés ? »

« Non monsieur. »
C'était Magia, elle et Carus servaient le même mortier qu'Eliante. « Vous savez combien ils sont en face ? »

« Contentez-vous de préparer leur accueil. Si vous travaillez comme à l'entraînement, leur nombre ne sera pas un problème. »




La cohorte se tenait prête. Le centurion s'était contenté d'un seul message radio à l'Etat major «  Avons essuyé des pertes mineures - tiendrons la ligne jusqu'à la relève – Pour le Fer. ». Enfin, à quelques kilomètres, les hurlements des officiers flammeux résonnèrent. Les premiers tireurs pouvaient voir les bannières de l'ennemi, ils avançaient en rang. Ils n'avaient aucune idée du comité d'accueil qui les attendait.


[...]

La cohorte s'était enterrée à un rythme effréné, mieux valait la sueur que le sang. Des petits bunkers de fortunes en bois et quelques gourbis avaient été improvisés. La légion de la flamme ne devait avoir probablement aucune idée où se situait son ennemi, à présent que ses charrs avançaient sur le terrain, une deuxième frappe semblait inopportune.

Face au feu, tout soldat avait tendance à se jeter au sol alors qu'il fallait en réalité avancer et tirer, une réaction instinctive qui était dominée par l'entraînement. La centurie du Fer allait jouait sur ce réflexe : Des tirs de suppressions des mitrailleuses de la légion puis les mortiers réglés sur les cratères créés par le tir d'artillerie ennemi.

Aux premières secondes, les mitrailleuses balayèrent d'un tir nourri les colonnes d'infanteries flammeuses. Dans un désordre total, les soldats en tête s'effondrèrent alors que les autres tentaient de se dispersaient dans les côtés. Les chamanes ou les officiers tentaient de repérer l'ennemi alors que leurs charrs bondissaient dans les cratères, cherchant un abri qui s'annonçait funeste. Alors qu'ils s'attendaient voir des corps gisants des autres légions, ils comprirent alors que ces trous allaient leur servir de tombe.

Quand les légionnaires des équipes de mitrailleuses annoncèrent que la majeure partie des effectifs ennemis était clouée au sol, le centurion ordonna le feu des mortiers. Les tirs calibrés envoyèrent des obus anti-personnels hurlants et dévastateurs. L'ordre de tir général fut annoncé, les soldats du Fer tiraient sur des charrs qui ne comprenaient pas encore ce qui leur tombaient dessus, des carcasses à moitié désintégrée étaient expulsées en l'air par le barrage, quelques chefs dorés tentaient de faire avancer une poignée de leurs troupes, ceux là finissaient dessoudés par un feu nourri et implacable.

La surprise totale engendra une débâcle, les fanatiques furent ébranlés dans leur foi et essayèrent de regagner leurs lignes. Loin d'être faible comme un humain, le centurion ne fit pas stopper le feu. «  Ils saignent aussi bien de devant que de derrière ! ». La seule consigne était de laisser agoniser les blessés, la cohorte n'avait toujours pas reçu de message, d'un signe pour le ravitaillement.  En clair, le Fer s'amusa à abattre les derniers dorés qui osèrent bouger. Après l'absence de mouvement, deux troupes furent envoyées nettoyer les cratères, achever l'adversaire qui se cachait ou faisait le mort, deux trois coups de feu, quelques cris puis de nouveau le silence.

Le centurion rugissait, on lui avait scrupuleusement interdit de faire avancer ses troupes sans le reste des forces en présence, à savoir la colonne de blindées promise. Sauf qu'il n'y avait toujours aucun signe de celle ci ou de quelque renfort que ce soit. La légion de la flamme ayant été stoppée, elle reviendra avec des effectifs beaucoup plus importants et la cohorte devant tenir une position défensive bien trop étendue risquait de finir débordée. Tenir une position défensive avec une durée indéterminée ne plaisait à personne pas même aux soldats mais pour l'heure il fallait attendre.

Il y eut une deuxième frappe d'artillerie ennemie, beaucoup trop courte cette fois. Rassuré, le centurion conclut que les renseignements ennemis étaient très largement imparfaits.

Enfin un message du quartier général, une position pour les renforts mais aussi une terrible nouvelle. L'ennemi a décidé de frapper fort sur la position de la cohorte, trois divisions ennemis importante se dirigeaient vers elle, une de front et les deux autres de chaque flanc. Il fallait céder du terrain pour regagner les autres cohortes du Fer et coordonner l'offensive. Mais l'ennemi était déjà là, la cohorte risquait de se faire rattraper et de subir des pertes désastreuses. Le manque de ravitaillement se faisait de plus sentir, un légionnaire lors d'une réunion des officiers lança comme idée :


« Chef, nous pourrions laisser une partie de nos effectifs pour faire croire à l'ennemi que nous tenons toujours cette position. Nous pourrions alors mobiliser pleinement l'offensive avec nos blindés sur Amdouat et profiter d'un ennemi bloqué ici ou alors assez retardé pour réaliser une nouvelle manœuvre. »

« Quelle troupe accepterait un tel sacrifice ? »

« La mienne, centurion. »
Haupt s'avança. « Mes charrs sont prêts à maintenir les lignes jusqu'à votre retour voir à mourir pour la Légion si cela est nécessaire. »

« Haupt Vapeurfer, n'est ce pas ? J'ai votre parole sur l'honneur que jusqu'à votre dernier souffle vous ne vous replierez jamais ? »

« Ils devront déblayer leurs nombreuses dépouilles ainsi que les nôtres s'ils voudront vous atteindre. »


La décision de Haupt fut prise dans sa troupe avec amertume. Il se contenta d'une seule phrase «  Nous restons ici pour tromper l'ennemi et permettre la réussite de cette opération. » et laissa ses soldats à leurs réflexions.


« Génial ! Avec un peu de chance on va tous crever la gueule ouverte ici ! Sinon c'est deux trois prisonniers à Feu de Bael ! »

« La ferme, Crèvevapeur ! On tiendra jusqu'à la relève. »

« Ils relèveront que des cadavres. »

Eliante restait silencieuse, résignée alors que les deux autres servants de son mortier s'agitaient. Carus Crèvevapeur était un bon soldat jusqu'à ce que le danger soit trop visible pour lui, sa peau devenait beaucoup plus chère que les légions et il avait déjà été sommairement corrigé par Haupt. Magia elle n'était pas tranquille non plus, toute la troupe voyait clair dans la petite explication de leur légionnaire. C'était un sacrifice.

Nouvelle entrée de l'artillerie ennemie, plus proche cette fois mais pas assez menaçante pour la cohorte. Celle ci annonçait la future contre attaque de la Flamme, les derniers préparatifs furent mises en œuvre pour le repli de la légion de Fer. Dans ce mouvement rapide, vingt charrs et leur légionnaire restèrent immobiles dans leurs abris. Peu d'entre eux regardèrent leurs frères et sœurs d'armes partir, la plupart guettaient l'ennemi.



[...]


Face au destin de la troupe qui s'était portée volontaire, le matériel laissé par les autres troupes avait été important, un cadeau empoisonné pour les soldats, un fusil type Chasseur et une mitrailleuse du Fer pour les armes, des munitions et des explosifs en grande quantité. Se sentant sauvés ou peut-être coupable, les légionnaires et les soldats donnèrent leur ration de nourriture, l'un d'eux avait même donné sa ration d'alcool à Thalo Rêvevapeur. Les charrs de la troupe vapeur avait accueilli avec  ironie cet élan de générosité, il fallait se sacrifier plus souvent.

L'ennemi ne se manifesta pas, ils passèrent la première journée à renforcer leur position, marquer les environs pour les mortiers et piéger les cratères. Haupt n'eut pas à sanctionner ses charrs pour du défaitisme ou une tentative de désertion, à sa grande surprise, ils attendaient leur sort avec résignation. De plus, il y avait une chose dont le légionnaire serait sur, personne ne se rendrait. Dès le Fahrar ou aux premiers combats, chaque soldat avait entendu ce que réservait la Flamme à ses prisonniers, les soldates plus encore. Il valait mieux emporter un ou deux flammeux avec soi plutôt que de jeter son arme.

Aggripa Sauvapeur l'infirmière de la troupe en parlait parfois lorsqu'elle partageait un peu d'alcool avec les autres, elle était parfois amenée à s'occuper de « rescapées ». Dans un premier temps, il y avait celles qui tentaient de mettre fin à leurs jours, beaucoup allaient transporter une blessure morale toute leur vie si bien que les légions les jugeraient inaptes au combat et finiraient gladium. Les récits dépassaient parfois l'imagination, des charrs au regard absent et à l'allure cadavérique racontaient les traitements qu'on réservait aux femelles. Haupt laissait faire, cela donnait d'avantage de rage à ses combattants.


« J'ai le souvenir d'une d'entre elles, Annia. Leurs geôliers venaient régulièrement se servir en inspectant dans la pénombre de leur cellule, les visages des prisonnières. A peine sortie du Farhar et sans cicatrice, son tour est rapidement arrivé. Quinze soldats de la Flamme l'attendait dans la pièce d'à côté, ils laissaient les portes ouvertes pour qu'on les entende. Une fois sur deux, il poignardait leur victime après avoir eu leur compte. Elle m'a alors regardé longuement, son corps était mutilé de partout, et elle a ajouté que malheureusement pour elle, ils avaient été satisfaits et l'avaient laissé vivre. Le Fer n'est venu la sauver que deux mois plus tard, ils l'ont retrouvé alors qu'elle s'extirpait d'une fosse. Dans leur fuite, ils avaient exécutés leurs prisonnières à la hâte mais Annia ne fut que blessée et laissée pour morte. Affamée et réduite à l'état de bête sauvage, elle s'était accroché à la vie. »

Eliante s'était souvenue de l'histoire d'Annia, elle s'était jurée de ne jamais finir prisonnière. Alors que les soldats des Hautes Légions découvraient ce que l'ennemi réservait à ses prisonniers et aux civils, les exactions finirent rapidement par atteindre les deux camps et l'escalade de la violence était engagée. Elle avait vu des frères d'armes faire parfois preuve de réelle cruauté sur les prisonniers de guerre, les officiers intervenaient parfois mais pas toujours.

Haupt refuserait un repli, la troupe vapeur le savait. Derrière l'objectif d'assurer le bon déroulement de l'offensive se dissimulait sa volonté de faire briller sa troupe, elle allait leur coûter cher mais cela semblait être un prix qu'il était largement prêt à payer.

Lorsque la Flamme revint à la charge, la troupe vapeur lui réserva une défense acharnée. Les gladiums enrôlés de force et poussés aux premiers rangs se présentaient comme des cibles de choix. Ils chargeaient vers une mort rapide pour fuir la mort lente que les acolytes disciplinaires leur promettait. Cette fois les chamanes allaient observer cette première vague et tenter de percer à jour les positions des défenseurs. Lorsqu'un doré se laisser glisser à l'abri dans un cratère, il actionna une mine, ceux qui se mettaient à couvert derrière des carcasses d'arbres calcinés comprirent trop tard leur erreur, quand un obus venait endommager l'arbre, des dizaines de fragments de bois s'ajoutaient à l'acier. Poussés à la mort, les assaillant continuaient d'avancer, ceux qui se rendaient se faisaient tirer dessus par leurs propres lignes, de plus la troupe Vapeur ne pouvait pas faire de prisonnier. Après une heure, le premier assaut fut repoussé. Haupt ne constat aucune perte dans ses rangs cependant il savait que le vent allait rapidement tourner.

Quelques heures plus tard, un écran de fumée se déploya. Le légionnaire à cette vue jura, cela empestait la magie de la Flamme ou la technologie draguerre dans tous les cas il fallait ordonner un nouveau tir de suppression. Tirant sans voir les cibles, les charrs redoutaient ce qui allaient en sortir, les cris des flammeux se lançant à nouveaux sur eux ne donnait qu'un vague aperçu de leur nombre.
De sombre silhouettes se détachèrent enfin de la fumée, les soldats du Fer dans les positions avancées reconnurent tout de suite leur équipement : des porteurs de flamme. Symbole de la sauvagerie de leur légion, ils faisaient partie des unités les plus redoutées. Leur lance-flamme pouvait atteindre une position à une trentaine de mètres, une perspective terrifiante de mourir brûlé vif. Le légionnaire ordonna qu'on concentre les tirs sur eux, la tache des porteurs de flamme étaient quasiment suicidaires car ils devaient s'approcher mais si l'un d'eux y parvenait c'était fatalement une position en moins. Un premier porteur s'effondra, puis un deuxième, un obus fit exploser un autre et son réservoir avec mais un porteur arriva à portée s d'un abri où deux fusiliers se trouvaient. Son arme cracha le liquide enflammé dans un bruit d'embrasement brutal qui s'infiltra à l'intérieur de l'abri, les charrs hurlèrent jusqu'à ce que les flammes fassent exploser leurs grenades. Les derniers porteurs finirent par tomber mais les fantassins affluaient toujours. Les cadavres et les blessés s'entassaient pour finir parfois comme couverture pour ceux encore en état de se battre, les flammeux équipés de fusils draguerres commencèrent à riposter, néanmoins avec un précision mal égalée. Les minutes passèrent, la troupe vapeur enchainant les chargeurs et les obus sans savoir quand ce combat allait prendre fin. La fumée finit par se dissiper entrainant la fin de l'assaut.

Les soldats du fer contemplèrent l'abri perdu qui se consumait lentement, cela ne servirait à rien d'y aller. Rien ne pouvait y être récupéré. Sauvapeur rampa jusqu'au cratère du légionnaire, en plus des deux morts un autre charr avait été atteint d'une balle à l'épaule. Il s'en remettrait mais c'était un combattant en moins. Haupt observa sa carte, ils n'avaient été confrontés qu'à une attaque de front, l'encerclement redouté tardait, où étaient les autres divisions ?

Les servants de mortiers, comme de la mitrailleuse et tous les autres fusiliers avaient fait un feu nourri sans aucune pause. Jusqu'à la tombée de la nuit, ils purent souffler car il n'y eut pas d'autre tentative de percer. Le légionnaire conclut qu'un peu trop téméraires ou trop en avance, les centurions d'en face ont cru qu'ils pourraient avancer sans attendre d'affronter un ennemi encerclé. Il ne savait pas si la Flamme savait à présent qu'il n'y avait plus qu'une troupe retranchée mais dans tous les cas cette résistance les avaient incité à la prudence, une prudence qu'Haupt comptait exploiter. Dans les dernières lueurs du crépuscule, il put relever quelques positions de sentinelles de la Flamme.

Un servant par mortier devait se porter volontaire pour ce que leur supérieur appelait une opération de nuit. Eliante se porta volontaire, Magia et Carus avait été secoué par les pertes. La petite escouade devait s'infiltrer dans les lignes ennemis pour ne leur laisser aucun répit. Une chose qui paraissait ambitieuse pour le peu de soldats dont Haupt disposait, il n'écoutait cependant que son courage, courage que les autres charrs commencèrent à voir comme de la hardiesse.  La nuit peu éclairée persuada l'officier qu'il faisait le bon choix et le groupe rampa parmi les cadavres. Pour des servants de mortier, contemplait leur oeuvre d'aussi près et dans l'obscurité avait quelque chose de perturbant, les corps disloqués, des visages horrifiés ou défigurés quand il étaient encore visibles, tout cela commençait déjà à pourrir sous la chaleur pesante de Flambecoeur. Un long moment passa avant qu'ils ne purent entendre les premiers dorés chargés de guet. Des bleus sans aucun fanatisme trop mal préparés pour ce qui les attendaient. De peur de se faire tirer dessus, ils restaient à l'abri dans leur trou sans avoir évacué les cadavres aux alentours, les quatre ferreux purent aisément se dissimuler parmi eux. Les sentinelles parlaient sans cesse, nerveuses par l'artillerie lointaine, le paysage autour d'eux et par la bataille d'hier. Haupt fit signe à chaque charr de se diriger vers une position, ils devraient attendre que leur supérieur commence les hostilités.

Tout se passa très vite. Eliante vit son légionnaire passer à l'attaque elle glissa baïonnette en main dans le cratère qu'elle avait choisi, deux charrs s'y trouvaient. L'un était occupé, souffrant de dysenterie et l'autre fut pétrifié à la vue de ce qu'il croyait un fantôme. Elle planta à trois reprises sa son arme dans le coup de celui qui l'avait vue, l'autre eut le réflexe idiot de se rhabiller en vitesse elle put l'égorger en silence. Sans aucun bruit elle remonta et se dissimuler contre un corps à moitié broyé. Haupt s'en sortit tout aussi bien, il balança une grenade dans un fossé voisin et la rejoignit. Les deux autres revinrent aussi mais le dernier servant de mortier dut faire face à des sentinelles averties par l'explosion, il ne put en tuer qu'un, dans la panique un doré a tiré sur l'un des siens ce qui finit de mette toute la ligne ennemie en alerte et dans sa fuite, le ferreux avait pris une balle dans une patte arrière. Leur fuite se fit dans sous un feu déchainé. Les cadavres se faisaient cribler de balles mais la panique engendrée fit croire à une offensive d'importance, si bien que tous les dorés restaient sagement dans leur position. Haupt ricanait d'avoir fait « trembler le poulailler ». A mi chemin, le charr blessé voulut constater les dégâts, Eliante le vit maudire sa patte en priant qu'il ne se fasse pas amputer, une seconde plus tard une balle dans le crâne le cloua au sol. Elle rampa vers lui pensant que l'obscurité l'avait peut être trompée, la charr vit alors l'impact de balle entre le museau et l'œil droit sur le corps d'un soldat qui semblaient figeait sur la peur de perdre sa patte. Constatant que les autres avaient continué leur retraite, Eliante décrocha les plaques du mort pour les rejoindre en vitesse.

Si cette nuit là, le nombre de victimes chez la Flamme avait été bien supérieure ; les sentinelles  des positions attaquées  qui avaient survécus furent même exécutées ; chaque perte pour la troupe Vapeur était un coup terrible. Dix sept dont deux blessés... Combien seraient-ils la nuit suivante ?

Ceux qui parvinrent à dormir furent réveillés par des explosions proches. Comme il fallait s'y attendre, la Flamme se moquait bien de toucher ses propres charrs si cela pouvait tuer un ou deux du Fer. Les abris résistaient bien, les nerfs quant à eux commençaient à fatiguer, la consolation était de voir les dorés déguster autant qu'eux jusqu'à la fin de la frappe. Carus observa longuement la caisse d'obus.


« Quinze... Ça doit être pareil chez les autres. On a de quoi repousser une division de la Flamme pour une demi-journée. Sauf que leurs renforts vont arriver avant les nôtres. On a presque plus d'eau et mes bottes sont en lambeaux... Merde ! »

«Ferme ta gueule, Carus. » Magia ne le regardait même pas. « Tu emmerdes tout le monde à faire ta grosse humaine. Ferme la. J'en ai ma claque de te répéter toujours la même chose mais quand tu l'ouvres j'ai juste envie de te refaire le portrait. »

« Eliante, tu veux vraiment rester dans ce bourbier ?! »


Cette dernière bien peu habituée à prendre part à leurs disputes s'occupait à nettoyer sa baïonnette, peu expressive elle afficha cette fois une mine surprise d'être prise à parti. Magia supporta très mal qu'il s'en prenne à sa protégée, elle attrapa Crèvevapeur par le col prête à lui en coller une. Elle se stoppa nette quand elle s'aperçut que le légionnaire accroupi au dessus de leur abri leur fit signe de se taire. Il observa l'horizon avec ses jumelles.

« Voilà la deuxième division qui doit attaquer notre flanc droit... Trois effigies de la Flamme au moins. Préparez-vous. Ils seront bientôt là. »

Il partit ensuite surveiller l'autre flanc.

« Des effigies de la Flamme... »Carus se laissa tomber contre la paroi du cratère.

« Nos mortiers sont capables de les abattre. » coupa  froidement Magia en fixant les lueurs au loin.

La troupe ne tenta pas d'échapper à l'encerclement. Ils finiraient écrasés dans quelques heures mais Haupt fut satisfait d'avoir pu retenir l'ennemi assez longtemps, malgré cela il n'attendait pas que la légion du Fer vienne les sauver. Le premier tir fut celui du charr équipé du fusil Chasseur, un tir à plus de mille mètres qui pulvérisa le crâne d'un chamane. Ce tir redoutable fit une fois encore coucher les flammeux. Les mortiers tirèrent alors leurs derniers obus. Les immenses effigies, engins de mort sous forme de charr flamboyant qui avançaient sans se soucier des pertes étaient les cibles principales. Le mortier d'Eliante put atteindre le torse de l'une d'entre elle avec un obus perforant, l'effigie fut couper en deux en faisant jaillir son essence brûlante. Leur lenteur était un défaut terrible contre une troupe de mortier expérimentée, elle pouvait rapidement corriger ses tirs et toucher les cibles.

La mitrailleuse surchauffait, les servants se brulaient le pelage à recevoir des douilles brulantes qui s'amassaient sans cesse, les dorés arrivaient toujours, de plus en plus nombreux et bientôt quelque uns s'approchaient des positions du Fer. La deuxième effigie marcha sur une mine, son pied presque arraché, elle posa un genou à terre  immobile, un obus percuta sa tête pour en finir. Un premier mortier signala que son stock de munition venait de s'épuiser. Ce fut le tour de celui d'Eliante puis le troisième. Une effigie s'approchait alors dangereusement. Haupt hurla de concentrer le feu sur cette menace la plus proche mais la mitrailleuse débordée ne pouvait pas être déplacée. Les charrs du Fer se retrouvèrent peu à peu dépassés. Certains durent reculer après un corps à corps, des ferreux tombaient, parmi eux des blessés qu'on ne pouvait pas aller chercher. Ceux qui devaient faire face à l'effigie lui jetèrent les grenades restantes.  La troisième détonation l'éventra et l'engin de la flamme tomba à genoux puis s'écroula. La position de la mitrailleuse venait d'être nettoyée au lance-flamme.


« Reculez ! Vers notre dernière ligne ! »

Les servants devaient eux aussi bouger. Tandis qu'Eliante et les autres démontèrent leur mortier, une boule de feu provenant d'un chamane de la Flamme vint s'écraser sur leur cratère. La charr sonnée put se relever, tremblante elle ouvrit les yeux. Avec de terribles acouphènes, elle n'entendait que sa respiration haletante. Eliante vit alors Aggripa sortir Magia hors du cratère, elle ne bougeait plus. Lorsque ses oreilles purent de nouveau fonctionner c'était pour entendre les terribles plaintes de Carus, l'explosion avait sectionné ses deux bottes, il restait au sol, piégé. Haupt apparut supervisant le retrait tactique, il adressa un regard vers Eliante puis Carus. Il se contenta de crier :

« On se replie ! Dépêchez-vous ! »

La charr ramassa son fusil et se tourna vers le blessé qui tendait une main suppliante.

« Me … Laisse pas. 
» les mots étaient bousculés par la douleur.

Elle s'approcha de lui sans croiser son regard, elle posa sa grenade dans une des pattes du condamné. De sa main libre, Carus reteint Eliante en s'accrochant à son vêtement.

« Regarde moi ! »

Les yeux de la charr vinrent croiser ceux de Carus. Eliante put voir un charr aux portes de la mort, effrayé. Il respira bruyamment puis la laissa partir. Lorsque la soldate se mit à découvert, les dorés étaient juste derrière. Elle dut courir sous les balles sifflantes. Elle entendait son frère d'arme blessé hurler qu'il se rendait et qu'il avait besoin d'aide. Elle ne se retourna pas, même après l'explosion.

« Combien ? »

« Vous et moi... Rêvevapeur est revenu avec un blessé, Froidevapeur... Mordvapeur est parvenu à nous rejoindre juste à temps. Nous avons du abandonner tous les blessés et... Dans ma course j'ai voulu transporter Vapeursang, elle est morte sur le trajet. Sombrevapeur qui avait le fusil Chasseur a déclaré qu'il restait pour pouvoir tirer dans leur dos, une fois qu'ils passeront. Je ne sais pas s'il a été repéré.»


Eliante reçut la nouvelle de la mort de Magia sans bruit, elle s'assit alors que son souffle manquait. Elle n'avait rien eu. Dans le réseau de tranchée creusé par la Cohorte, la dernière position était le bunker du Primus Centurion les trois quarts sous la terre.  Thalo et le blessé était sur la position de tir, ils voyaient l'ennemi progresser avec prudence. Après deux ou trois pièges déclenchés, les flammeux venaient de comprendre qu'il valait mieux tempérer leur percée.

Magia grattait la nuque d'Eliante à chaque soldat perdu qu'elles connaissaient bien. Instinctivement, elle posa sa patte à son cou face à ce vide. Rien.


« Nous n'avons quasiment plus de munition. » maugréa Thalo. «  ils seront là d'un instant à l'autre. »

« Nous en avons assez pour mourir honorablement. »
Haupt répondait au soldat Rêvevapeur pour la première fois sur un ton calme. « J'ai promis que jusqu'à mon dernier souffle, nous ne nous replierons pas. »

« Monsieur... » osa hésitante Agrippa. «Votre troupe s'est déjà grandement sacrifiée et a surement dépassé les exigences du Primus Centurion. Vous pouvez bien sauver ceux qui restent... Pensez à...  »

« Non ! »
Il afficha un regard noir. « Il reste des munitions et nos baïonnettes... »

« Monsieur, frappe d'artillerie. Ce sont les nôtres ! »


Les tranchées furent la cible d'un barrage d'artillerie brutal, d'une précision redoutable. Les divisions de la flamme abandonnèrent les positions qu'elles venaient de prendre.

« Ils nous croient morts. Ah les salauds, j'ai pas la force ni l'envie de les applaudir. »


Le bruit des tanks de la Haute Légion au loin suivit. Haupt traina ses soldats épuisés dehors pour regagner les positions avancées des tranchées. Il posa dans le tube d'un mortier intact le drapeau du Fer et attendait avec impatience le Primus Centurion alors que Rêvevapeur cachai son dégout sous son masque à gaz. Les troupes fraichement ravitaillées acclamèrent la troupe Vapeur et ses soldats. Les survivants eux ne semblaient pas vouloir fêter leur victoire. Aggripa regarda les charrs de sa troupe alors que leur légionnaire recevait les félicitations de son supérieur.

« La culpabilité du survivant... » commença t-elle. « Voyez le bon côté des choses... Vous, vous  n'allez pas annoncer à Froidevapeur qu'il va devoir renoncer à une patte. »

La troupe Vapeur eut pour récompense le titre d'Amdouat en mémoire de ce sacrifice. Sombrevapeur fut retrouvé trois jours plus tard, après la percée de la Flamme, il a passé cette période à venger les morts de sa troupe. Sauvevapeur désormais Sauvamdouat a du le déclarer inapte au combat en raison d'un stress post-traumatique. Haupt Feramdouat ne décida pas d'envoyer  le soldat Rêvamdouat au Quorum malgré deux tentatives de désertion. Froidevapeur après l'amputation de sa patte dut finir gladium à Diessa dans les élevages.
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Shaëlym

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MessageSujet: Re: Tente n°4   Dim 13 Sep - 0:17

Depuis quelques jours à côté du lit de la sylvari se trouve une petite table en bois sur laquelle trône la nuit venue un pot contenant une étrange plante.
Chaque matin à son éveil, elle prend le pot puis quitte la tente ne le rapportant que lorsqu'elle va se coucher.
Parfois avant de s'endormir, elle lui parle doucement lui racontant des histoires ou chantonnant des comptines. Mais évite soigneusement de trop approcher ses doigts des parties hautes du végétal.


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Shaëlym

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MessageSujet: Re: Tente n°4   Jeu 24 Sep - 18:04

Ce n'est que tard dans la nuit que la sylvari revient au campement après sa séance de cueillette. Au dessus des hautes falaises environnant les premières lueurs de l'aube nimbent le ciel de couleurs orangées. Dans une heure il faut qu'elle soit prête pour l'expédition du Prieuré. Elle glisse un rapide coup d'oeil dans la tente avant de s'avancer sur la pointe des pieds évitant autant que possible de déranger les personnes endormies. Elle dépose ses sacoches aux formes rebondies sur le sol aux pieds du lit, attrape des affaires propres et quitte l'abri.

[...]

L'après midi touche à sa fin lorsque le groupe d'explorateurs rentre. Couverte de poussière, son armure déchirée à quelques endroits Shaëlym accuse la fatigue et le manque de sommeil. Elle quitte ces compagnons pour se diriger d'un pas lent vers la tente; dans ses bras, bien serré contre son torse, un sac de cuir. Elle rentre, dépose le sac sur le lit pour l'ouvrir dévoilant plusieurs fioles hermétiquement closes. Elle en prend une, l'ouvre, glisse le pouce et l'index à l'intérieur pour se saisir d'une petite larve gigotante. Elle tend la main vers le pot et laisse tomber l'insecte entre les coroles ouvertes de la fleur. D'un mouvement sec le piège se referme emprisonnant la proie encore vivante. Plusieurs fois, elle reproduit le manège puis va s'étendre sur son lit pour se reposer quelques heures.
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MessageSujet: Re: Tente n°4   Jeu 24 Sep - 22:48

Rentrée dans la tente assez tôt pour n'y déranger personne, Shaëlym entreprend quelques petits aménagements. Se servant de l'un des cylindres métalliques maintenant la charpente du toit, elle tend une couverture sur le coté de son lit créant ainsi un paravent filtrant la lumière de sa lampe. Elle recule d'un pas pour regarder le résultat.  Seule l'occupante du lit face au sien ne bénéficie pas de l'effet opaque produit par la cloison improvisée.

** De toute manière elle ne dort presque jamais ici. Et si ça la dérange trop j'éteindrais. **

Après s'être douchée, elle revient et s'installe confortablement sur sa couche. Allume la lampe en baissant l'intensité de manière à créer un petit halo lumineux lui permettant de lire allongée sur le ventre.


[...]
Plus tard alors que la nuit est avancée, elle referme l'ouvrage la mine songeuse avant d'éteindre.
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Shaëlym

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MessageSujet: Re: Tente n°4   Lun 28 Sep - 16:13

Partie peu avant l'aube amenant son pot de fleur avec elle, la sylvari ne revint à la tente que le soir venu.
Elle marche lentement, pose avec précaution le pot sur la table en bois. Ceux qui auront prêtés attention à la plante pourront remarquer que cette dernière a atteint un nouveau seuil dans sa croissance. Les plus sensibles pourront ressentir les flux magiques qui la parcourt.



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Orsa

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MessageSujet: Re: Tente n°4   Ven 16 Oct - 19:22

Citation :
Une note non loin du lit de la sylvari

Un continent entier embrasé, les flammes montent jusqu'au ciel. Une désolation inimaginable. Le petit être a froid.  De là où il est, il contemple impuissant à la fin de son monde. Il n'y plus que lui. Il n'a plus compté les années, il a perdu la notion du temps. Une caverne sous un océan noir, silencieux et vide. Il n'y a plus personne. Des anciens messages d'avant la chute. Les grondements de la surface qui se fait broyer, ce bruit sourd et lointain se fait entendre. Parfois le minuscule abri tremble.

La fatigue se fait parfois ressentir. Il faut s'accrocher, ne pas paraître affaiblie et toujours donner une image encourageante. Pas un seul relâchement, pas un seul. Quelques blessures physiques, que du superficiel. L'esprit lui, est intact. Tout ce qu'il a traversé. Fratricides, cruautés, cauchemars, corruptions et terreurs. Toute son existence, cet esprit avait pour essence le devoir, l'égide et la vertu. Combien de vies sauvées ? Combien de dangers vaincus ? Il faut accomplir, sans demander le moindre retour. Agir désintéressé et déterminé.

Je suis concentrée, dès que je peux, je me rends utile aux infirmeries. J'en fais parfois des mauvais rêves. Lorsque les gens sont au bord de la fin, ils ont ces cris, ces paroles qui vous marquent, qui provoquent un tumulte dans votre crâne. Ma conscience me tiraille quand je ne peux pas les sauver, je me maudis intérieurement de ne pas avoir les moyens, de ne pas avoir réussi. Les mordrems en blessent tellement.

Je suis tellement désolée.

Pardon.

Je souhaiterais revenir en arrière, du plus profond de mon âme, et faire mieux, pour vous.
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Shaëlym

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MessageSujet: Re: Tente n°4   Mer 21 Oct - 18:22

Lors de ses pauses, depuis que l'état d'alerte a débuté, la sylvari dort peu. Dès qu'elle entre sous la tente, elle tire au mieux la couverture de séparation posée par ses soins au flanc de son lit. Sans allumer la lampe à huile, elle reste assise en tailleur sur sa couche posant sur ses genoux l'étrange plante dont elle s'occupe.
Si certains occupant de la tente tendent l'oreille, ils peuvent entendre de légers murmures comme si elle discutait.
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