Compagnie des Longs Marcheurs

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 Un petit carnet de cuir modeste.

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Fuaimniù

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MessageSujet: Un petit carnet de cuir modeste.   Mer 1 Juil - 19:01

91ème jour du Phénix, 1328 ApE.

Mon chemin a emprunté un sentier bien différent de celui auquel je m'étais préparé. J'éprouve dans cette nouvelle vie, l'envie de me confier, de me délivrer mais je ne peux le faire pour l'instant. Alors me voila décidé à écrire. Des journaux j'en ai écris, ou plutôt nombreux sont les écrits qui m'ont servi de journaux désincarné. En qualité d'apprenti du prieuré de Durmand, j'ai effectué de nombreuses feuilles de route, mais avec objectivité et neutralité sur les évènements qui m'entouraient, tant seul comptait la mission qui m'était donné, le but. Aujourd'hui tout est différent. Littéralement différent.
J'ai rejoins une organisation nommé les Longs-Marcheurs. Pourquoi? Comme je l'ai nommé sur mes motivations, dans le but de donner corps à mes idéaux certes, mais je sais au fond de moi qu'il existe une toute autre raison. Précieuse comme un souvenir fragile que l'on aurait peur d'oublier, tremblant à la moindre émotion. Il y a certaines émotions qui vous possèdent, à tel point que plus rien d'autres ne compte. Il y a certaines émotions qui vous transpercent, qu'égoïstement, nous sommes prêts à la damnation. Bien sur c'est un grand mot, mais ne serait-ce que s'éloigner de qui nous sommes par simple envie de retrouver un frisson passé, j'hésite entres bêtise et passion...Peut être un peu des deux.

La vie au campement est moins rude que je ne me l'imaginais. Dire que j'avais peur est un bien faible mot tant je ne cessais de penser à ce qui pourrait arriver avec, d'abord ses foutus mordrems, et ensuite tous ses gens. Je garde un souvenir assez traumatisant des nombreux quolibets à l'Arche du Lion et de cet homme agressif au Promontoire Divin. J'y pense encore souvent et je revois presque chaque nuit cette barbe sombre sur peau claire et ce regard mauvais, vraiment mauvais. ce genre de regard qui vous fige sur place sans que jamais il ne soit possible d'en détacher les yeux. Si seulement il savait que je n'étais pas cet idiot qui feignait de ne rien comprendre. J'ai très bien compris. Mais parfois jouer l'idiot et l'ignorant est un moyen de défense aussi efficace que le plus solide des écus.

Mon chemin a pris un sentier bien différent...Mais je l'ai choisi et j'agis en connaissance de cause. Ses longs-marcheurs semblent bienveillants à leur manière. Ils œuvrent pour la paix en Tyrie, bien sur cela ne dit pas qui ils sont. Mais peu importe ce qu'ils sont, seul compte ce qu'ils font. Le savoir n'est qu'illusion...Toujours. Pour l'instant je me fais à leur présence, c'est une découverte, quelque-chose de nouveau pour moi. Je n'ai jamais dis à Hogor la vérité, jamais. Ho je pense que ca ne changerait pas grand chose à notre amitié, peut être s'en doute t'il même un peu. J'espère être assez convaincant en rhétorique pour leur cacher que toute cette année je l'ai passé la plupart du temps seul. Enfin il étaient là lui, puis ils étaient la eux. Dans chaque rocher, dans chaque ruisseau, dans chaque brise entres les feuillages. Ils ne se moquent pas, ils ne me jugent pas. Ils écoutent, voila tout. Mais assez écrit pour aujourd'hui mon nouveau journal. J'ai à faire à l'infirmerie et je ne veux pas m'absenter trop longtemps, car alors que j'écris ses quelques lignes, il y a des braves qui luttent face à la mort. Il va me falloir, il va nous falloir à tous du courage les jours prochains. Puisse l'Arbre-Mère me couvrir de son voile de douceur et me donner la force de continuer dans ce chemin.

Ps: Vlad ne manque pas de toupet. Venir me menacer, j'espère qu'il a compris que je sais moi aussi me défendre.
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Fuaimniù

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MessageSujet: Re: Un petit carnet de cuir modeste.   Jeu 2 Juil - 16:16

92ème jour du Phénix, 1328 ApE.

Nous nous sommes rendus à une cérémonie hier! Tant de gens, tant de monde, et toutes ses toilettes, ses armures rutilantes. C'était quelque-chose, une véritable bouffée d'air frais, une parenthèse avec le front. Tout était si "officiel" il y avait même des ministres de Kryte, mais j'ai remarqué peu de sylvaris. J'ai longuement observé, silencieux, d'une présence timide. J'ai remarqué la certaine nervosité du Lieutenant surtout lorsqu'une dame de la Lame Brillante a pris la parole. les discours polis presque trop polis. Etaient ils sincères? J'en doute, leurs sourires sont taillés tel des lames de couteaux et leurs propos tel des gouttes de poison. Après la joie de la découverte, c'est un puissant malaise de ne pas être à ma place qui me posséda et je pris congé au plus tot pour me trouver un coin tranquille à L'Arche du Lion et méditer un peu dans l'espoir de retrouver mon ami. Cela fait quelques temps qu'il ne m'est pas réapparu.

L'Arche du Lion est superbe! Majestueuse, splendide, ses longues rues de pierres blanches, ses places aussi grandes que des jardins. Le Consortium a effectué un travail titanesque. Il y a dans cette Arche un sentiment de puissance. De ses Cités qui brillent par leur éclat architectural et l'Arche du Lion ses permis toutes les fantaisies! Tout semble si tranquille. j'en eu presque oublié la guerre.

Il est vrai que jamais avant de rejoindre le front j'aurai pu m'imaginer comme la position du Pacte et des soldats était si précaire. Pourtant j'aurai du m'en douter. Nous l'avons vu de nos yeux, cette ombre noire s'étendre comme un voile de désespoir sur le Bosquet. Si Hogor n'avait pas rejoins le front. Y serai-je allé? L'envie je l'avais, mais le courage me manquait, comme toujours.

Le Capitaine a pris quelques instants pour me faire la conversation hier soir. Cette empathie pour ses Hommes, le fait de s'inquiéter pour mon bien-être comme nouvelle recrue, m'a touché et je t'avoue chère journal que chaque jour qui passe, je me sens un peu plus Long-Marcheur. Voir tous ses soldats hier m'a fait douté, je n'ai pas de belle armure, je n'ai pas la force d'un guerrier, je ne suis ni Hogor ni Vlad ou même Ciam. Je ne voudrai pas décevoir le Capitaine ou le Lieutenant, mais il est hors de question que je laisse une quelconque impression de faiblesse. Je dois m'entrainer et apprendre à compenser mes faiblesses. Lui pourra m'aider, j'irai le jour prochain le retrouver à Brisban, il saura m'écouter, ses conseils ont toujours été juste et ses apprentissages précieux.

Aujourd'hui fut marqué par de nouvelles rencontres (encore) Chung, Chong...Chang je ne sais plus, quel homme étrange! Il est comme ses machines Charrs, il fait beaucoup de bruit et bouge beaucoup mais il est très divertissant. C'est un jardinier qui vient en quête d'aventure, et il est venu avec sa pelle mais je doute qu'il trouve des jardins pour s'occuper. Puis il y a Guitt du Prieuré de Durmand, un asura que je me souviens avoir croisé au Prieuré. Il fallait le voir faire marcher la viande. Diantre moi qui avait peur de passer pour quelqu'un d'étrange, je me rend compte comme je ne suis qu'un loup parmi les loups. Ca me rassure.

Je me demande combien de temps je vais encore rester ici sans vraiment savoir quelle tache effectuer, j'essais de me rendre utile où je peux mais aucun travail m'a été confié précisément. J'alterne entres l'infirmerie pour aider les secours sans les gêner et la cuisine du Charr. Aujourd'hui nous avons découpé et saler la viande avec Chong et Guitt. Ce fut divertissant de les voir faire, l'un si dissipé et l'autre si consciencieux. Demain je pourrais la faire sécher, voila qui devrait au moins soulager ce pauvre charr qui n'arrête pas une minute.

Ho cher journal, cette nuit j'ai écris quelques proses suite à la Cérémonie, les voila:

Quand les Braves se lèveront,
Quand les Terres bruleront,
Quand les Cœurs saigneront,

Qu'ils boivent en paix leur doux nectar,
Qu'en plus de la robe, il est le gout du sang,
Car nul ne viendra les sauver du brouillard,
Qui lentement les dévorera vivant.

Quand les Mères pleureront,
Leurs enfants et nourissons,
Morts par le Dragon.

Nul ne pourra porter un seul regard,
Sur le monstre au sourire avenant,
Car c'est dans le reflet du miroir,
Qu'il se tient véritablement.
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Fuaimniù

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MessageSujet: Re: Un petit carnet de cuir modeste.   Mer 22 Juil - 12:36




Aux vents heureux, germe les graines,
D'une aube dorée et sereine.
Le bois craque et se réveille,
Alors que la chenille sommeil.

Petite pourriture suintante,
Aux couleurs de miel étincelantes,
Trembles tu à ce monde qui t'attends?
Ecoutes comme t'appelle le chant du vent.

Le printemps.

La chaleur est si étouffante,
Tu brules, tu gémis, dégoutante,
Tu te débats dans ta moisie prison,
Mais voila qu'elle se fissure et qu'elle rompt.

Te voila Reine des jours et des nuits,
Parée d'atours de lune et de rubis.
Tu t'envoles libre, retrouver,
Au paroxysme de ta beauté,

L'été.

Mais déjà tu fatigues et tu trembles?
Et tes ailes qui ne dansent plus ensemble,
Tu te perds entres les feuilles mortes,
Tu t'agites, tu batailles si forte.

Une brise funeste s'éveille,
C'est la mort, éternelle qui veille.
Un dernier frisson, l'appel du Faune.
Et à son requiem tu t'abandonnes.

L'automne.

Tu gis là sur un manteau gelé,
Quelques battements d'ailes, les derniers.
Ta couronne couverte de glace,
Scintille de ses dernières grâces.

Tu te couvres d'une pluie de diamant,
Et se dessine un fragile linceul blanc.
Que reste t'il de ta gloire d'hier?
Des souvenirs, une beauté éphémère.

Et l'hiver.
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Fuaimniù

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MessageSujet: Re: Un petit carnet de cuir modeste.   Sam 25 Juil - 2:28

22ème jour du Scion, 1328 ApE.

Chère journal cela fait quelques temps que je ne me suis guère livrée à tes blanches pages rassurantes, Mais si tu savais comme il m'est difficile de trouver le temps. la situation est devenu catastrophique, pauvres fous et couards que nous sommes. Nous tenions les quatre forts du front, ainsi fier et rassurés nous nous sommes permis de quitter la bataille pour venir en aide à une autre bataille bien souvent oublié depuis la chute de son charognard de Maitre, Orr.

Nous étions en route sur le vaisseau, j'étais dans ma chambre tranquille, je méditai sur le lien qui filait fragile comme de la neige au fur et à mesure que nous nous éloignâmes de Maguuma. Quand le vaisseau bascula dans une terrible furie. Dans ce chaos généralisé alors que j'essayai de tenir debout et de quitter ma chambre pour rejoindre le pont est apparut alors une horreur indescriptible. Horreur à plusieurs pattes sorti tous droit de mes plus obscures névroses. Echappée du plus tordue de mes cauchemars...
J'étais transi, figé, paralysé par la peur pourtant j'ai vu les mordrems au front, mais cette chose...cette chose s'est lentement hissé depuis le plafond tel un mobile morbide pour nourrisson. Suspendue, elle resta la un instant à me scruter dans l'ombre. J'aurai voulu hurler mais aucun son ne souhaitai sortir de ma bouche pétrifiée et muette d'effroi. Cette prophètesse de ma fin s'est lentement avancée, et de ses pattes agiles a commencé à filer sa tapisserie et mon tombeau.
Je ne sais par quel miracle, enfin si je sais, c'est le crash de notre vaisseau qui me sauva...Est ce la chute de notre vaisseau qui me sauva du cocon et de ma cruelle chasseuse ou Est-ce le cocon qui me sauva cette chute? je n'en ai pas la réponse mais en tout cas j'y ai survécu et sans grande blessure si ce n'est un vide complet de ce qu'il s'est passé pendant le naufrage.
Ce fut une expérience qui restera marquée dans ma mémoire, car je ne puis me dire que si ce cocon n'avait guère été peut être aurai-je péri. Tout le monde n'a pas eu cette chance et Shylkin a perdu son corps mais par je ne sais quelle malédiction il peut encore errer en esprit immatériel. Je me demande comment il va et où il est maintenant?

Nous ne restâmes guère longtemps à Orr, à peine le temps de nous remettre sur pied que la fatalité nous happa une nouvelle fois, les forts ont été submergés sur le front en notre absence nous obligeant à un retour immédiat. La suite n'est que la encore chaos et malheur, le charr est dans le coma, nous avons pris chère. Jeazza est aussi à l'infirmerie et nous n'avons plus aucune signe de vie de Lian. Je ne peux rien faire de plus pour Kahrel et l'asura, les soins sont déjà effectué ainsi je compte partir retrouver Lian. Je ne suis peut être pas un grand guerrier mais je refuse de me laisser aller à de pahétiques plaintes, et me lamenter sur un coup du sort.

J'ai rencontré un Frère chère journal et je ne sais pas si ce frère a été envoyé pour me hanter sur mes anciens méfaits, mais je te jure que ce qu'il s'est passé m'a rendu nerveux. C'est son frère qui a fait crasher le vaisseau, son frère qui fut pris de folie, je ne peux le regarder sans repenser à lui. Cette histoire est si similaire à ce qu'il s'est passé que je me demande si il n'y a pas derrière des esprits malins qui s'amusent de moi. Je suis partagé, partagé entres le plaisir immense que de croiser un Frère et pouvoir retrouver un peu des miens et la peur d'être confronté à un passé que je fuis à tout prix. Peut être, peut être ne suis je pas le seul à avoir vécu pareil expérience. Peut être devrai-je lui en parler? Je dois être prudent.

Je n'ai aucune nouvelle d'Hogor, aucune, aucune, j'en demanderai les jours prochains au Capitaine. J'espère qu'il n'a pas cherché à jouer les durs une nouvelle fois. Il me manque parfois, mais je me demande si cette présence n'était guère égoïste et illusoire. Il ne sera jamais un sylvari et je ne serai jamais un charr, quoiqu'il est pu y avoir comme étincelle, c'est un feu qu'il aurait fallu de toute façon éteindre avant même qu'il commence à bruler. En attendant, je dors sur son lit, je trouve une certaine sécurité à retrouver son parfum. Je suis bizarre je crois.

Ps: J'ai coupé mes fougères, j'ai besoin de changement.
Ps2: Ca y'est j'ai prêté serment, je suis un Long-Marcheur.
Ps3: Trois œufs, deux cent gramme de farine, une gousse de vanille...[La suite est raturée et non lisible...comme si il n'avait pas terminé l'écrit]
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